Analyse de l'Euro Mini Champ's 2010

La délégation bretonne à l'Euro Mini Champ's 2010.

8 joueurs ont été sélectionnés cette année par la Ligue de Bretagne pour l'Euro Mini Champ's : Sébastien Prime (Montfort), Samuel Guen (Landivisiau), Jules Rolland (Thorigné), Julie Erraud (Goudelin Plouha), Romane Le Scour (Loperhet), Christophe Jégouic (Vern sur Seiche), Camille Campion (Loperhet) et Brieuc Blanchet (Betton).

2 joueurs se sont inscrits à titre individuel. Rémi Menand et Quentin Girard, licenciés à Thorigné Fouillard.

L'euro Mini Champ's réunit 32 joueurs dans un tableau à élimination directe et classement intégral. 2 tableaux moins de 11 ans (Garçons et filles) et 2 tableaux moins de 12 ans (Garçons et filles). Avant d'accéder à ce tableau, tous les joueurs sont concernés par un tournoi de qualification sur une journée et demi. Pour les garçons, il y a 4 étapes (une poule de 4 puis une autre de 4 puis une poule de 3 et enfin une poule de 3). Pour les filles, il y a 3 étapes (une poule de 4 puis une poule de 3 et enfin une poule de 3). Le joueur finissant à la dernière place en poule lors de chaque étape est reversé dans le tournoi "bis".

Les résultats :

En 1998 G, Christophe finit 14ème. Samuel échoue lors de la dernière étape de qualification et Brieuc lors de la 3ème étape.

En 1998 F, Camille échoue lors de la dernière étape de qualification puis gagne le tournoi bis.

En 1999 G, Sébastien finit 16ème. Jules échoue lors de la 3ème étape et finit 5ème du tournoi bis. Quentin perd lors de la dernière étape puis finit 7ème du tournoi bis. Rémi perd lors de l'avant dernière étape après avoir eu quelques balles de matches sur le finaliste de l'épreuve.

En 1999 F, Julie et Romane perdent lors de la dernière étape. Romane finira 3ème du tournoi bis.

L'analyse de Kenny Renaux (CTF de la Ligue et responsable de la délégation).

Pas de scrupule à s’inscrire individuellement… Deux joueurs n’étaient pas sélectionnés et se sont inscrits individuellement. C’est une très bonne chose pour eux mais aussi pour la dynamique régionale. La Ligue ne peut pas gonfler les effectifs des joueurs sélectionnés. Plus les joueurs seront nombreux à jouer dans ce type de tournoi plus vite notre référentiel avancera. L’objectif n’est pas de comparer les résultats des bretons entre eux mais de voir l’évolution des résultats individuels et du collectif dans cette épreuve.

 

            A fortiori parce que l’épreuve est vraiment intéressante. De par la quantité de matches joués et de par la difficulté rencontrée dans quasiment toutes les parties. La nouvelle formule (succession de poules desquelles on doit sortir pour se qualifier dans le tableau principal) est, pour les bretons, très enrichissante. Elle oblige les joueurs à passer très vite l’éponge lors d’une victoire ou d’une défaite pour se re-concentrer sur le match suivant. S’engager dans une spirale de défaite et c’est tout de suite la consolante, il faut effectivement passer très vite sur une défaite, notamment les défaites laborieuses (12-10 à la belle par exemple) et c’est la même chose en cas de victoire. En troisième phase de poule (poule de 3, le dernier va en consolante) Jules joue un italien : la rencontre est haletante, les stratégies évoluent au fil des sets et même à l’intérieur des sets. A la belle c’est Jules qui l’emporte. A suivre, l’hollandais mène 2-0 face à l’italien sur qui la défaite a laissé des traces. Cependant c’est l’italien qui arrive à se remettre dans le droit chemin et à empocher les trois manches suivantes. Face au hollandais Jules est battu 3-1 avec un départ à 2-0… C’est lui qui rejoint la consolante !

            Hormis l’épreuve ce sont les adversaires qui donnent du fil à retordre à nos pongistes. Les joueurs des pays de l’est (russes, hongrois, serbes…) mais aussi les allemands, de plus en plus les joueurs suédois sont « vivants » dans l’air de jeu mettant à mal les notions de fair-play et de respect que nous pouvons avoir. Ils défient du regard en levant le point au ciel lorsqu’ils gagnent un point important. Quel que soit le moment dans le match ces joueurs ne montrent pas leur peur à l’adversaire, bien au contraire…En poule face à un allemand, Brieuc laisse remettre un point qui avait était joué. Au lieu de l’emporter 11-8 et mener 2 sets à 1 il perd 12-10 et est mené 2-1, il perd 3-2 ce match…Qu’est-ce qu’on retiendra ? La victoire virtuelle ou la réelle défaite.

           

            Pourtant nos bretons n’ont pas eu à rougir de leurs prestations individuelles. Ils n’ont pas baissé les bras, ont accepté les duels tant sur le fond que sur la forme et les résultats sont globalement très bons. Les nouveaux participants aux Euro Mini Champ’s n’ont pas eu l’air d’être sur une autre planète mais bel et bien compétitif, c’est encourageant et, je l’espère, de bon augure pour la suite.

            A retrouver des fautes récurrentes, notamment en remises de services et en démarrages, je me dis que ces axes doivent être revus à l’entraînement. Souvent nos joueurs veulent forcer les premières balles au détriment du taux de réussite. Seul le volume de travail permettra d’avoir une technique parfaitement maîtrisée pour un jeu avec davantage de sécurité.

            Il y a aussi des incohérences dans les schémas utilisés… Des services avec lesquelles je ne sais pas quoi faire derrière car les possibilités de remises sont trop grandes. Je crois que la construction de jeu (à partir d’un ou deux services simples) est aussi à intégrer rapidement. L’idée est d’avoir une base solide sur laquelle s’appuyer pour mettre ses armes en place. Là encore seule la répétition des schémas (mise en place d’un exo de liaison à partir d’un service par exemple) et la multiplicité des partenaires (différentes remises) développera, non seulement le fond de jeu mais aussi et surtout l’intelligence du jeu.

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